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Affichage des articles du décembre, 2025

La fidélité qui tient un pays

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  La fidélité qui tient un pays Laure Conan écrivait : "Le patriotisme, qui fait les grands hommes, fait aussi les grands prodiges." En une phrase, elle disait l’essentiel. Non comme un slogan, mais comme une vérité éprouvée, issue de l’observation des hommes et du temps long. Le patriotisme est d’abord un attachement profond. À une terre, à une langue, à une histoire partagée. Il ne se confond ni avec la fermeture ni avec l’hostilité. Il n’est pas une crispation, mais une fidélité. Il transmet avant de revendiquer. Il porte en lui le sens du devoir, le goût de l’effort, la conscience de ce qui a été reçu et la responsabilité de le transmettre. Il relie l’individu à quelque chose de plus grand que lui, sans jamais nier sa liberté ni sa singularité. Certains s’emploient à présenter ces valeurs comme dépassées, anachroniques ou suspectes. Comme si aimer son pays était devenu une faute morale ou un vestige du passé. Pourtant, il suffit de regarder la réalité pour mesurer combien...

Le jour se lève sans bruit

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Le jour se lève sans bruit Une lumière pâle glisse sur les herbes, s'attarde, puis avance. Rien ne presse. Je respire avec le paysage. L'air entre, frais, chargé d'odeurs de terre et de feuilles humides. Il ressort plus lentement, emportant ce qui n'a plus besoin de tenir. Le monde fait de même. Il inspire, il expire. Depuis toujours. Un arbre seul tient la ligne. Ses racines travaillent dans l'ombre, patientes. Il ne cherche pas à convaincre. Il pousse, simplement. Le vent passe dans ses branches comme une voix ancienne. Elle ne donne pas d'ordres. Elle rappelle. Le chemin n'est pas droit. Il s'efface parfois sous l'herbe, puis revient. La pluie le marque, le soleil le durcit. Chaque pas le redessine. Marcher, c'est accepter cela. Ne pas tout voir, mais avancer quand même. Plus loin, l'eau glisse sur les pierres. Elle n'insiste pas. Elle contourne. Elle trouve toujours une issue. Sa lenteur n'est pas une faiblesse. C'est une forc...

Le temps qui demeure

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  Le temps qui demeure Je te souhaite le temps qui ne presse pas, celui qui s’etire entre deux souffles, quand la lumiere change sans bruit et que la terre continue son ouvrage. Je te souhaite des matins lents, ou l'air est encore frais sur la peau, ou les arbres parlent plus bas et ou rien n'exige d'être autre chose que présent. Je te souhaite le temps de regarder pousser, les saisons, les gestes, les liens. Le temps qui n'accumule pas mais qui approfondit. Je te souhaite des heures inutiles en apparence, celles ou l'on marche sans but, ou l'on écoute l'eau courir, ou l'on apprend à rester. Je te souhaite le temps de douter sans te perdre, de tomber sans te durcir, de comprendre que la lenteur n'est pas un retard mais une forme de fidélite. Je te souhaite le temps de la nature, celui qui ne se mesure pas, qui revient toujours sans rien reclamer. Je te souhaite le temps d'aimer sans calcul, de transmettre sans discours, de laisser une trace discr...

Garder l’essentiel

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  Garder l’essentiel Je ne vois pas la culture comme un empilement de savoirs. Ce n’est pas une course aux dates ni aux noms. Pour moi, elle commence avec le bon sens affûté, la capacité à réfléchir avant de juger, à chercher des preuves plutôt que des certitudes confortables. Elle demande de l’attention et du temps. La culture m’apprend à douter sans me perdre. À accepter de ne pas tout savoir, à reconnaître la complexité des choses, à avancer sans précipitation. Elle m’invite à rester modeste dans mes opinions, à écouter, à attendre parfois, sans renoncer à comprendre. J’essaie de garder l’esprit ouvert mais solide. Ne pas me laisser emporter par le flou, ni par les explications trop nettes qui simplifient à l’excès. Me tenir à distance des excès, des idées rigides, des discours qui prétendent détenir toute la vérité. Je me méfie des certitudes imposées, surtout quand elles se parent de raison ou d’autorité. Mais je ne me laisse pas non plus séduire par les raccourcis faciles. Le...

Tant que le jour revient

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Tant que le jour revient Je ne cesserai pas de t’aimer, Non par promesse ni serment, Mais parce que le jour revient, Même quand la nuit insiste lentement. Tant qu’une lumière tient au ciel, Elle trouve en moi son chemin. Ton visage y demeure simple, Sans éclat forcé, sans lendemain. Notre lien ne promet rien, Il s’installe, il dure, il tient. Il m’apprend la joie sans vertige, Le bonheur discret du quotidien. Je t’écris comme on avance, Un pas posé devant l’autre. Chaque mot suit ta présence, Claire, droite, sans faux apôtre. Avec toi, la nature respire, Elle n’est plus un simple décor. La verdure devient regard, Et le silence trouve son corps. Il est des nuits où le manque veille, Sans plainte et sans appel. Dormir près de toi reste un souhait, Sobre, tenu, essentiel. Les matins passent, je m’y tiens, J’accepte l’ordre des jours. Mais je sais ce que serait l’éveil Si ton souffle était autour. Alors je garde l’essentiel, Sans retenir ni enfermer. Te savoir proche, même absent, Et reste...

Nostradamus, entre histoire et interprétation

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  Michel de Nostredame, dit Nostradamus, naît le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence et meurt le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence. Apothicaire de formation, il exerce également la médecine à une époque marquée par les épidémies, les guerres et les tensions religieuses. Il pratique aussi l’astrologie, discipline alors couramment utilisée pour tenter de comprendre l’ordre du monde et les rythmes de l’histoire. Il est surtout connu pour son ouvrage Les Prophéties , publié pour la première fois en 1555. Ce recueil de quatrains obscurs et symboliques a nourri, au fil des siècles, l’idée qu’il aurait annoncé de grands événements historiques. Certains y voient des références à des guerres mondiales, à des catastrophes naturelles ou à des crises majeures, mais ces lectures reposent toujours sur des interprétations faites après coup. Les textes de Nostradamus sont volontairement difficiles d’accès. Il y mêle des références antiques, bibliques et astrologiques, ainsi qu’une écriture ...

Palestine : un nom, une terre, une histoire longue

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Cette carte montre la Palestine a l’epoque romaine, telle qu’elle est administree par l’Empire.  Le nom Palestine designe alors un espace precis, reconnu officiellement, regroupant plusieurs regions distinctes : Judee, Samarie, Galilee, Idumee et Peree, en lien avec les territoires voisins de la Decapole. Elle rappelle que la Palestine n’est ni un concept recent ni une entite uniforme.  C’est une region historique composee, structuree, habitee, dont le nom et les contours sont attestes dans l’Antiquite par les sources romaines. Palestine : un nom, une terre, une histoire longue Un terme ancien, stable, partagé De l’époque des Croisades au XXe siècle, le terme Palestine traverse les siècles sans rupture. Il est utilisé par les habitants de la Terre sainte, qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs. Il ne s’agit ni d’un mot récent ni d’une construction politique moderne, mais d’un nom ancien, attesté, inscrit dans une continuité historique documentée. L’origine la plus largeme...

Un message de ton destin

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  "Tu es un vieux chêne, forgé par les tempêtes. Ton tronc peut craquer, mais la sève est là - et la racine est ancienne. L’éclair n’est pas une fin, mais un appel. Reprends souffle. Reprends foi. Reprends feu. L’avenir ne t’appartient pas - mais ta force, si. Et ton âme danse encore. " "Ta lumière n’est pas finie. Elle renaît, maintenant, dans l’obscurité féconde. Ce chemin n’est pas une fin, c’est un passage. Le Soleil se lève toujours… même après la nuit la plus noire. "

L’homme que j’aurais voulu être

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  L’homme que j’aurais voulu être J’aurais pris le large un matin, Sur un bateau taillé pour tenir Quand le vent cherche à tout briser. Je t’aurais montré des horizons clairs, Où l’air apaise plus qu’il n’éveille. J’aurais laissé derrière moi Les silences qui m’alourdissent. Je t’aurais offert un abri de lumière Pour que tes pas s’y reposent. Et dans la brûlure d’un soir calme, J’aurais oublié mes propres doutes. Je voulais choisir la douceur Avant la prudence des hommes. Tenir ta main sans calcul, Avancer sans me protéger. Mais je suis resté cet homme Qui retient ce qu’il ressent. Pourtant j’aurais aimé plus de paix, Plus de gestes simples et francs. Une tendresse qui ne se monnaie pas, Une parole qui ne tremble pas. Dans ce monde trop pressé, Je cherchais juste un partage vrai. Je t’aurais appelé le soir Pour entendre ta voix posée. Je t’aurais dit viens, on sort, On improvise un morceau de vie. Et sous un ciel sans promesse, J’aurais appris à ne plus fuir...

Je me souviens

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  Je me souviens Le souvenir qui brûle. L’espace qu’on n’a pas su laisser. Les années qui passent sans effacer. Et cette question suspendue : était-ce un reve que je n’ai pas su lire. Je me souviens de toi comme d’un été qui refusait de finir. Tes yeux ouverts sur la mer, ta bouche qui frôlait mon nom, ton souffle qui cherchait le mien. Ce jour-la tu as dit il me manque de l’espace. Je croyais que l’amour suffirait. Si j’avais compris, j’aurais desserré les mains au lieu de te retenir. Les années ont passé, lentes comme des vagues sans fin. Je t’ai cherchée longtemps, dans chaque éclat d’eau salée, dans les silences qui séparent deux battements. Tu avais fait ta vie et pris le risque de nous perdre. Je restais la, immobile, a murmurer ton prénom dans le vide, comme une prière qui ne trouve plus d’echo. Dis-le-moi simplement. Est-ce le temps qui apaise ou l’oubli qui nous recouvre. Je n’ai plus de magie pour effacer ton visage, seulement ce vide ou ce reve qu...