À hauteur de deux


À hauteur de deux

Je sais ce que mon cœur murmure
quand le silence s’attarde.
Il reconnaît le tien
sans détour,
comme on reconnaît une lumière
dans la pénombre.

Seuls, nos cœurs se fatiguent,
ils battent juste,
mais sans écho.
Il leur manque ce pas de côté,
cet accord discret
qui les fait tenir plus longtemps.

Quand ils se frôlent,
ils n’ont plus besoin d’apprendre.
Les mots viennent d’eux-mêmes,
simples,
presque inutiles.
Ils parlent d’un lieu sans bruit
où l’on ne prouve rien,
où l’on reste.

Laisse-le aller, ton cœur.
Il sait déjà.
Je n’ai rien à lui promettre
sinon la justesse,
la constance,
et cette façon d’aimer
qui n’élève pas la voix.

À deux, le monde s’éclaire
sans devenir plus grand.
Il tient dans un regard,
dans un geste répété,
dans une fidélité tranquille.

Aime-moi simplement.
Le reste suivra.

C’est un poème de fidélité intérieure.

Biographie et Généalogie