Mémoire close
Le soir descend.
Il s’assied sans bruit.
Son regard s’attarde un instant,
retenu par un jour ancien.
Le souffle ralentit,
le temps suspend son pas.
Rien ne se dit,
mais quelque chose revient.
Une clarté simple,
un rire posé près de lui,
la chaleur d’une pierre
qui conserve la chaleur du jour.
Les traits demeurent tenus,
l’air devient intérieur.
En lui s’incline
une douceur antérieure.
Les paupières se ferment à demi,
le présent s’écarte.
Dans le calme
un souvenir bat plus juste.
Puis tout reprend sa place.
Le souffle retrouve sa mesure.
Le silence demeure,
presque sûr.
Il reste immobile,
sans regret ni victoire,
habité seulement
par ce qui a eu lieu.
