Quand une forêt disparaît, la vie s’efface
Quand une forêt disparaît, la vie s’efface
Chaque fois qu’une forêt est abattue, la vie ne se déplace pas ailleurs comme on le croit parfois. Beaucoup d’êtres vivants disparaissent, tout simplement. Les oiseaux perdent leurs arbres de nidification, les mammifères leurs chemins de nourriture, les insectes des réseaux entiers dont ils dépendent pour survivre.
Ces forêts ont mis des siècles à se former. Elles sont le fruit d’un équilibre lent, patient, presque invisible. Lorsqu’elles tombent en quelques jours, les liens fragiles qui maintenaient la vie se rompent, souvent sans possibilité de réparation rapide.
Planter de nouveaux arbres ne recrée pas une forêt ancienne. Ni en quelques années, ni même à l’échelle d’une vie humaine. Les vieilles forêts portent en elles des générations de vie, de mémoire et de relations silencieuses. Une fois détruites, certaines espèces ne reviennent jamais.
Protéger ce qu’il en reste ne signifie pas refuser le progrès. Cela signifie choisir un progrès qui n’efface pas tout sur son passage, un progrès capable de laisser une place à l’humain sans condamner le vivant.